Je viens de faire l'achat du numéro 48 de Ravage. Si je ne trouve pas la revue fondamentalement indispensable (plus que le premier numéro du Codex Interdit quand même) j'ai apprécié mon premier tour d'horizon de ce numéro. Ceci même si Epic Armageddon y prend injustement pour son grade.

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Tout d'abord on notera une rapide présentation de Seeds of War de Dark Realm Miniatures. Il s'agit d'un concurrent d'Epic Armageddon proposant de très belles figurines 6mm. Le système de jeu est quant à lui trop proche d'Epic pour soulever mon enthousiasme, il semble tout à fait correct mais il n'apporte pas assez de nouveautés pour motiver le passage d'un jeu à l'autre. Il faudrait cependant que je teste pour confirmer ces sentiments. Reste que l'auteur de l'article me semble un peu trop enthousiaste dans sa comparaison avec Epic ce qui n'est pas bon pour ce dernier et sape un peu les efforts de la communauté pour lui garder une certaine visibilité.

La note tirée de Table Top Gaming est aussi particulièrement intéressante et résume parfaitement ce que je pense de la vie d'un jeu. Un jeu n'est jamais vraiment mort tant qu'il reste des joueurs possédant les règles et des figurines (et encore ce n'est pas forcément nécessaire, les règles suffisent). Les joueurs vraiment motivés, ceux qui ne se contentent pas que d'investir de l'argent en achetant règles et figurines, peuvent continuer à faire vivre un jeu abandonné par son éditeur. NetEpic (créé lors de la refonte du système Epic Space Marine) en est le meilleur exemple. La note aborde également l'hystérie (je ne trouve pas d'autre mot) qui a frappé une partie de la communauté Confrontation à l'annonce de Confrontation, l'Age du Rag'Narok : l'équipe Rackham a été traitée de tous les noms, des joueurs ont hurlé à la traîtrise clamant qu'ils avaient des droits sur le jeu car ils avaient acheté beaucoup de figurines (comme si le fait de boire de l'eau d'Evian pendant 10 ans donnait un droit de regard chez Danone concernant la production de cette eau minérale). Mais de cette meute vociférante seule une poignée de joueurs s'est prise par la main pour tenter de faire vivre son jeu préféré et même si cette expérience semble ne pas devoir vivre à très long terme eux seuls peuvent se targuer d'être de vrais passionnés de Confrontation dans sa version escarmouche.

Seul bémol à cette excellente note, l'auteur présente Epic Armageddon comme un jeu mort et tacle (encore!) involontairement la communauté Epic qui prouve chaque jour le contraire.

Le reste du numéro est quant à lui classique avec news, présentation de jeux, rapports de bataille, conseils de modélisme, etc.