Parmi mes quelques travaux de fin d'année, j'ai réussi à peindre les socles Britanniques de ma Compagnie d'Infanterie Mécanisée pour Uchronia 1868!

Peinture toujours tabletop parfaitement adaptée à mes besoins.

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En cette belle soirée d'été madame de Courtey recevait quelques invités triés sur le volet à son hôtel particulier parisien.

Parmi eux on pouvait compter le colonel Antoine Dèmarais, l'ingénieur martien M'Talys, le négociant Clément Malécamps de la Compagnie Interplanétaire de Nancy  et la cantatrice Adelina Patti. Tout ce beau monde échangeait potins politiques et mondains lorsque soudain la belle italienne se tourna vers monsieur Malécamps.

- Mon cher Clément. Vous ne nous avez toujours pas dit comment était arrivé votre accident, lui dit-elle en faisant référence au bras du jeune homme maintenu en écharpe.

- Si le fait d'avoir été la cible des balles anglaises peut être considéré comme un accident, pouffa le colonel Dèmarais.

- Dio mio! s'exclama La Patti. Vous avez donc affronté la soldatesque britannique?

Devant l'insistance de toute l'assemblée, le sieur Malécamps se trouva bien obligé de fournir quelques explications. Ce qu'il fit de bon coeur.

- Madame, dit-il en saluant la cantatrice, je reviens en effet du Pacifique. J'étais chargé par la CIN de faire le tour de nos comptoirs en Nouvelle Calédonie et en Polynésie. J'avais également quelque affaire à traiter en Nouvelle-Zélande. Le genre d'affaire qui ne concernait pas les douanes de sa très gracieuse majesté. Malheureusement les soldats anglais qui ont tenté d'arrêter mon véhicule n'avaient pas l'air au courant et ont poussé le zèle jusqu'à essayer de m'arrêter par tous les moyens à leur disposition.

On étouffa quelques rires autour de la table. Personne n'ignorait en effet le côté aventurier, sinon contrebandier, de monsieur Malécamps.
Le colonel Dèmarais se pencha vers lui.

- Tout à fait entre nous, Clément, quelles sont vos impressions sur l'infanterie britannique?

- Si ce n'est la qualité de l'acier de leurs balles, je n'ai malheureusement pas eu le loisir de m'attarder sur ce point, colonel. Mais ils m'ont paru très efficaces, très disciplinés et... très habiles au tir, finit par avouer le négociant en exibant piteusement son bras.

- J'ai eu la possibilité d'examiner leur matériel, intervint M'Talys qui travaillait pour un célèbre fabricant martien d'armes. Dans le cadre strictement terrestre, le fantassin est remarquablement bien équipé. Le désespoir lié à la perte de leur patrie semble avoir donné des ailes aux savants britanniques. Prenez leur fusil par exemple, il a plusieurs décennies d'avance sur ce qui peut être fait en France ou en Prusse. C'est tout simplement remarquable.

- Remarquable en effet, répéta le colonel Dèmarais. Les soldats britanniques font en effet preuve d'une efficacité sans égale. Cette qualité est d'autant plus incroyable quand on considère leur lourd handicap.

- De quel handicap parlez-vous, colonel? s'exclama madame de Courtey.

- Mais du fait qu'ils sont anglais, très chère!

Sur ce trait d'humour facile, nos lecteurs anglais voudront bien pardonner au colonel Dèmarais qui s'était fait surprendre par la qualité du vin de son hôtesse, le repas put continuer dans la bonne humeur.

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Sur Leodia, la rencontre des expéditions Grandidier, Nachtigal et Burton
pourrait dégénérer en affrontement à grande échelle!