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Vue en DVD ces derniers week-ends, la trilogie Taken de Pierre Morel puis Olivier Megaton avec  Liam Neeson, Maggie Grace ou encore Famke Janssen.

Bryan, ancien agent des services secrets américains, voit sa famille menacée par diverses mafias en divers lieux du monde (Paris, Istanbul ou encore Los Angeles).

Amis de la poésie, passez votre chemin.

La série Taken est clairement dans la lignée des petits films d'action produits par Luc Besson : on s'appuie sur un scénario minimaliste (on s'attaque à la gentille petite fille de l'agent secret à la retraite qui n'a plus qu'elle dans la vie), bourré d'incohérences (malheureusement l'Odieux Connard ne s'est pas penché sur la trilogie mais il y a vraiment de quoi faire) mais dont l'action incessante arrive plus ou moins bien à faire oublier les faiblesses.

L'ancien agent secret Bryan, très bien incarné par Liam Neeson (même si à la fin l'acteur commence clairement à montrer des signes de faiblesse - il avait atteint les 60 ans pour le dernier opus), ne fait pas dans la dentelle : il préfère taper / tirer / exploser / torturer / massacrer avant de... continuer à taper / tirer / exploser / torturer / massacrer. Il ne cherche pas à comprendre, il préfère largement les arguments percutants aux négociations ou aux explications futiles avec la police.

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Les incohérences sont tellement nombreuses qu'il est impossible de les lister mais en gros tout tombe dans le bec du héros quand il enquête et cela tire dans tous les sens (on peut même faire exploser des grenades pour se repérer) sans que les forces de l'ordre locales ne réagissent vraiment (ou alors faut vraiment aller les titiller).

Malgré toutes ses faiblesses, les films sont plutôt agréables à regarder.

Tout d'abord l'action est très bien menée. Les combats sont survitaminés et parfaitement chorégraphiés. Ne vous attendez pas à une esthétique à la chinoise, hein, mais c'est assez réussi pour tenir le spectateur en haleine.

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Ensuite, et de façon assez surprenante, les seconds rôles ne sont pas totalement sacrifiés comme cela peut souvent arriver dans ce genre de production. Au fil des trois films de la trilogie, la fille de Bryan, son ex-femme et ses anciens collègues prennent un peu d'épaisseur (un peu, hein, faut pas non plus exagérer), cela contribue à enrichir un peu la saga. Ces seconds rôles sont joués par des acteurs relativement connus, cela aide un peu aussi.

Bref c'est pas super ambitieux mais c'est de la série B très efficace que l'on prend plaisir à voir et que l'on oublie assez rapidement derrière.

D'un point de vue ludique, ce type de film n'est en principe pas très facile à retranscrire. Quel est l'intérêt en effet de jouer une bande de malfrats face à un héros surpuissant ? Ben en fait plus j'y pense plus je me dis que, pour ceux qui tiennent vraiment à incarner Bryan (ou tout autre John McClane-like), il faut se tourner vers les systèmes coopératifs tels que Gears of Wars ou la série des Two Hours Games. Ainsi la chair à canon est pilotée par l'IA et le joueur (et ses éventuels compagnons d'arme) peut se faire plaisir à massacrer tout ce beau monde...

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