Des_milliards_de_tapis_de_cheveux

Lu, Des milliards de tapis de cheveux par Andreas Eschbach.

Quelque part aux confins de l'Empire, sur un monde oublié de tous... une petite planète apparemment anodine. Sauf que, depuis des temps immémoriaux, les hommes s'y livrent à une étrange occupation : tisseurs de père en fils, ils fabriquent des tapis de cheveux destinés à orner le Palais des Étoiles de l'Empereur. Pourtant, une étrange rumeur circule. On raconte çà et là que l'Empereur n'est plus. Qu'il serait mort, abattu par des rebelles. Mais dans ce cas, à quoi peuvent donc servir ces tapis ? Et qui est cet homme si étrange qui prétend venir d'une lointaine planète ? Lui aussi affirme que l'Empereur est mort...

Ne vous arrêtez pas au titre (et au sujet) peu conventionnel de ce livre, Des milliards de tapis de cheveux est un excellent petit récit de SF qui, par bien des côtés, m'a rappelé Fondation et son ambiance si particulière.

Tout le récit nous est conté à travers de petites nouvelles plus ou moins autonomes qui, par petites touches, nous dévoilent tout sur ces curieux tapis de cheveux tissés par milliards dans ce secteur reculé de l'ancien empire. Cette narration est vraiment très sympa je trouve puisqu'elle permet de considérer l'histoire sous bien des angles différents tout en nous promenant dans l'univers créé par Eschbach. Seul revers de la médaille, on pourra être frustré par le manque de suivi des différents personnages et le fait qu'on survol assez rapidement chaque scène.

L'autre point intéressant qui m'a fait penser à Fondation est l'univers décrit : on y parle d'une société en pleine renaissance dans les ruines d'un antique empire tout puissant. C'est ce mélange entre SF clinquante et vieilles technologies dépassées qui fait tout l'intérêt de ce type d'univers. Dans le même genre, un peu plus haut en couleurs, on trouvera également Warhammer 40k. Personnellement j'adore ce choc technologique qui est source d'une grande richesse dans les situations qu'on peut vivre puisqu'on peut tout aussi bien croiser des vaisseaux de combat hyper-puissants que des caravanes commerciales dont les chariots sont tirés par des boeufs (ou leur variante locale).

Bref j'ai beaucoup aimé ce roman même si sa conclusion est finalement un peu décevante et donne l'impression d'avoir été baclée par rapport au reste. Cela ne suffit cependant pas à condamner le livre à mes yeux car comme souvent je préfère le voyage à l'arrivée à destination. ;)