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Equalizer 2 d'Antoine Fuqua avec Denzel Washington, Pedro Pascal ou encore Bill Pullman.

Robert McCall continue de servir la justice au nom des exploités et des opprimés. Mais jusqu’où est-il prêt à aller lorsque cela touche quelqu’un qu’il aime ?

Attentions aux spoilers dans cette critique...

Il faut bien manger. Voilà un peu ce à quoi ce film me fait penser. Parce qu'il ne faut avoir aucun amour propre en tant que réalisateur ou scénariste (ou même acteur quand on s'appelle Denzel Washington) pour oser assumer un tel navet.

Cet Equalizer 2 est la suite d'un premier opus sans grande ambition mais qui se laissait plus ou moins regarder (le film était d'ailleurs assez passe-partout pour que je ne vous en parle même pas). Mais on ne peut pas être tout le temps indulgent avec ce type de production. Le scénario est d'une platitude abyssale, il n'a rien d'original et son élément de surprise principal est navrant : dans 80% des films policiers ou d'espionnage, le pourri est le partenaire et là on le voit tellement arriver de loin qu'on se sent presque désolé pour Antoine Fuqua lorsqu'arrive la scène ratée où Pedro Pascal est démasqué par un Denzel Washington qui, à l'image de tout le reste du film, ne laisse passer aucune émotion.

L'action est certes efficace mais elle est servie par un scénario qui, en plus de ne pas être original, tarde à démarrer et où la tension est totalement absente. On ne se fait en effet jamais le moindre soucis pour Robert McCall qui maîtrise toujours son sujet et à qui l'on sent bien qu'il ne peut rien arriver (et d'ailleurs il ne lui arrive véritablement rien).

Bref, un ratage complet et assumé.

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