carnival_row_01

Saison 1 de Carnival Row de  René Echevarria et Travis Beacham avec Orlando Bloom, Cara Delevingne ou encore Tamzin Merchant.

Dans un monde fantastique à l’époque victorienne, où les créatures mythologiques doivent cohabiter avec les humains, le détective Rycroft Philostrate et une fée réfugiée du nom de Vignette Stonemoss vivent une dangereuse relation au cœur d’une société de plus en plus intolérante.

Quelle déception ! Je le craignais et malheureusement j'avais raison. Les bande-annonces de cette ambitieuse série laissaient entrevoir un univers parfaitement rendu à l'écran mais une intrigue trop classique. C'est exactement cela que l'on a eu... en pire.

Et pourtant Carnival Row possède tant de qualités ! D'abord une belle ambiance lugubre avec ce monde imaginaire (mais complètement calqué sur l'époque Victorienne), à la limite du steampunk, où la République du Burgue (l'Angleterre) tente de se remettre d'une guerre avec le Pacte (on ne sait pas trop à qui cela peut faire référence) dans le pays des fées. Les réfugiés du dit pays ont du mal à se faire une place dans la société Burge où sévit un racisme virulent. A l'écran tout cela est parfaitement représenté et crédible, cela marche du tonnerre d'autant plus que le casting est très bon, des personnages principaux aux secondaires, il n'y a pas grand chose à jeter.

carnival_row_02

Malheureusement c'est vite gâché par un scénario qui est, lui, loin d'être à la hauteur. L'intrigue policière est super classique (et truffée de facilités), le récit amoureux est prévisible, le traitement du racisme est vraiment caricatural (on reprochera à la série la même chose qu'à Bright : ils ont pris une situation connue - ici le racisme de la société Victorienne - et ils se sont contentés de remplacer les noirs par les différentes créatures mythologiques, point à la ligne) et pour couronner le tout, la série ne prend pas le temps de poser les situations. Tout va très vite, trop vite (comme au cinéma dont c'est le principal problème) et l'on en arrive à des situations absurdes comme par exemple celle d'une femme qui va passer du mépris absolu des pucks à une relation amoureuse avec l'un d'entre eux en une poignée d'épisodes.

C'est vraiment dommage car Carnival Row a rassemblé tous les ingrédients d'une bonne série mais cette saison les gâche conscienseusement tous les uns après les autres.

D'un point de vue ludique et en particulier jeu avec figurines, un épisode de cette saison laisse entrevoir toutes les joyeusetés qu'on peut attendre de la reconstitution de la guerre entre la République et le Pacte dans la pays des fées. Les différents peuples locaux apportent déjà leur lot de nouveauté mais on y voit aussi des dirigeables du Pacte dignes de n'importe quel univers Steam Punk. Malheureusement cette évocation est trop fugace pour en tirer un bon matériau, il faudrait en savoir plus pour aller plus loin. Comme quoi tout sera frustrant avec cette première saison ! :o/

carnival_row_04

carnival_row_06

carnival_row_05

carnival_row_03