11 octobre 2009
Cinéma - Alien vs Predator
Vu il y a peu en DVD (à petit prix, hein), ce gentil nanard mettant en scène deux monstres sacrés du cinéma : les Aliens et les Predators.
Je ne reviendrai pas trop sur l'intérêt de ce film qui reste limité même si on peut passer un bon moment une fois le cerveau débranché : l'intérêt est surtout le plaisir de voir un fantasme se réaliser, à savoir voir les deux bestiaux s'entretuer.
La suite, AlienS vs Predator, est parait-il particulièrement ratée.
Bon, ce film est typiquement le genre de chose intéressante à adapter en jeu avec figurines, d'ailleurs cela a été fait avec des Clix mais je pense qu'un système comme Chain Reaction doit bien fonctionner. L'idée serait de ne jouer que les humains, pris entre deux feux et essayant de survivre à la chasse aux Aliens organisée par les Predators.
Côté figurines, si l'on ne veut pas utiliser les dits Clix qui étaient de qualité variable (aliens potables mais humains et predators plutôt moyens dans mon souvenir), on peut se tourner vers la gamme Copplestone Castings (encore!) qui propose des predators de belle facture ainsi que tout un tas d'humains divers et variés...

Predators Copplestone Castings
08 juin 2009
Cinéma - Le Retour du Roi
Suite et fin de ma revue de l'adaptation du Seigneur des Anneaux par Peter Jackson avec le Retour du Roi.

Que dire de plus que ce que j'ai déjà dit pour les deux précédents films. Visuellement superbe, ce dernier volet de la trilogie souffre cependant des mêmes erreurs que les Deux Tours avec des erreurs d'adaptation. Mais je ne boude pas mon plaisir car pouvoir vivre la Bataille des Champs du Pellenor au cinéma n'a pas de prix (même si la fin est gachée par un Legolas surfeur d'oliphant et par une intervention de l'armée des morts qui rend inutile la bravoure des hommes).
Je profite de cette note pour souligner la très grande qualité du making of fourni avec la version longue des trois films. Ce documentaire est vraiment bien fichu et on en apprend beaucoup sur le tournage avec les traditionnelles anecdotes et descriptions d'effets spéciaux. On notera également des interviews des scénaristes qui nous apprendront par exemple que nous avons échappé à un duo Arwen/Aragorn à Helm (arg!) ou pire encore à un duel entre Aragorn et... Sauron à la bataille de la Porte Noire (double arg!). Fait important aussi à souligner, ce making of évite à peu près l'écueil du "j'ai adoré travailler avec ce merveilleux réalisateur que j'ai toujours admiré" et certains acteurs écornent même (sans méchanceté) certains de leurs collègues au passage, c'est vraiment raffraichissant. Un "bonus" à ne pas manquer donc.
03 juin 2009
Cinéma - Les Deux Tours
Suite de ma campagne d'auto-motivation avec le visionnage des Deux Tours, le deuxième volet du Seigneur des Anneaux...

On retrouve ici les qualités visuels de la Communauté de l'Anneau : les Terres du Milieu sont toujours magnifiques et ses habitants merveilleux ou terrifiants. La bataille du Gouffre de Helm est un grand moment à vivre au cinéma : c'est une bataille qui avait enflammé mon imagination à la lecture du livre et là il faut avouer que Peter Jackson a fait très fort.
Que pouvons-nous reprocher à ce film? Tout simplement de n'être pas une aussi bonne adaptation du livre que pouvait l'être la Communauté de l'Anneau.
Des scènes ajoutées au récit qui n'apportent pas grand chose (la chute d'Aragorn lors de l'attaque des wargs) ou encore des hérésies qui prouvent que les scénaristes n'ont pas compris le propos de Tolkien. Ou qu'ils préféraient privilégier les vieilles ficelles du cinéma pour faire monter la tension. On peut citer les doutes de Faramir à propos de l'Anneau alors qu'il est décrit comme ayant une volonté sans faille dans le livre ou, pire encore, l'arrivée de renforts Elfes au Gouffre de Helm. Bien que Tolkien passe son temps à affirmer que le temps des Elfes est passé, il semble que le réalisateur n'ait pas pu s'empêcher de faire du spectaculaire en les faisant intervenir à Helm. Ridicule.
Malgré ces critiques, les Deux Tours reste une adaptation visuellement fabuleuse du livre. A savourer en version longue.
23 mai 2009
Cinéma - La Communauté de l'Anneau
Dans le cadre de mon auto-motivation et de l'achat récent d'un grand écran plat, j'ai visionné à nouveau la Communauté de l'Anneau, dans sa version longue.

La Communauté de l'Anneau est l'adaptation du premier livre de la saga de Tolkien et à mon avis le meilleur film de la trilogie en tant qu'adaptation de l'oeuvre du maître.
Le film est une grande réussite et je passerai rapidement sur ses qualités : sa très grande force est tout simplement de donner vie à l'univers de Tolkien en s'appuyant sur le travail des meilleurs illustrateurs ayant travaillé sur le sujet. On est plongé immédiatement dans l'oeuvre grâce à un énorme travail à ce niveau : c'est tout bonnement incroyable aussi bien au niveau des décors que des protagonistes. Le casting est d'ailleurs une réussite en tout point (ou presque).
Le travail d'adaptation est également très réussi pour ce premier film. Les entorses faites à la saga originale sont pour la majorité intelligentes : elles permettent soit d'éviter des longueurs (fuite de la Comté, implication de Merry et Pipin, etc.), soit de répondre aux exigences du cinéma grand public (par exemple montée en puissance du personnage d'Arwen aux dépends de personnages certes importants dans l'univers de Tolkien mais finalement ayant été peu impliqués dans la Guerre de l'Anneau).
On notera cependant quelques petites faiblesses au niveau de la réalisation avec un défaut courant chez le réalisateur, Peter Jackson : il en fait souvent beaucoup trop. Jackson abuse parfois des ralentis, des gros plans sur les visages des acteurs en train de souffrir, etc. Cette tendance ira en empirant dans les autres volets de la trilogie comme je ne manquerai pas de le souligner dans de prochaines notes. ^o^
Cependant la Communauté de l'Anneau est une excellente adaptation du livre de Tolkien et un film très efficace. On ne peut qu'apprécier ce (long) moment de plaisir.
15 mai 2009
Cinéma - Hell Boy
Ce week-end j'ai pu visionner les deux films dédiés à Hell Boy.

Je ne connais absolument par la bande-dessinée donc je suis bien incapable de dire si tout cela est bien fidèle à l'oeuvre original.
Les deux films sont assez sympathiques avec une profusion d'effets spéciaux, un casting réussi et pas mal d'humour. Ma préférence va cependant au premier du nom, assez classique comme thème (encore une fois les nazis ont la vedette) et aux dialogues plus amusants que dans le deuxième. Ce dernier est nettement plus original (opposition entre les hommes et les créatures fantastiques tels que les Trolls ou les Elfes) mais le sujet semble abordé un poil trop superficiellement et la mayonnaise à plus de mal à prendre.
Il reste que Hell Boy nous fait passer du bon temps et c'est ça le plus important.
Du point de vue jeu avec figurines, je suis un peu embêté avec les super-héros. C'est tellement spécifique comme thème que je ne vois pas quel système de jeu peut les représenter correctement sans que cela tourne à la surenchère de caractéristiques. Un Chain Reaction n'est pas adapté puisque plutôt orienté "humain vs humain ou presque". Je laisse de côté les jeux à collectionner qui souffrent du même problème que Star Wars Miniatures (à savoir que ce sont certainement d'excellents jeux mais pas du tout approprié à de la reconstitution). Peut-être Pulp City mais je ne connais pas assez pour pouvoir le dire...
27 avril 2009
Cinéma - Star Wars
Voici la première note d'une série de trois concernant Star Wars, l'un des mythes fondateurs de ma carrière ludique. ^^

A tout seigneur tout honneur, je commencerai par vous parler des 6 films de la saga pour ensuite passer en revue les jeux vidéos (une partie de ceux-ci, je ne prétends pas tous les connaître) puis les jeux avec figurines.
Pour les gens de ma génération, Star Wars c'est LA trilogie. La première, les épisodes IV, V et VI où les rebelles affrontent l'Empire Galactique pour restaurer la liberté.

L'Episode IV, Un Nouvel Espoir, a techniquement beaucoup vieilli. Les effets spéciaux commencent à montrer leur age et, par exemple, le combat entre le vieux Ben et Vador fait maintenant "pitié". Mais le récit garde toute sa force : on tremble toujours à l'apparition des stormtroopers et de la silhouette noire du Seigneur Sith, on se délecte de la réunion entre Tarkan et ses officieux où est annoncée la fin du Sénat et toutes les implications que cela sous-entend.
L'Episode V, malgré son age, a quant à lui très bien vieilli : aussi bien au niveau scénario qu'au niveau des effets spéciaux (même s'ils sont bien entendu incomparables à ce qui peut être fait aujourd'hui). C'est sans conteste le meilleur épisode de l'ensemble de la saga (tous films confondus) avec des scènes cultes comme l'assaut des quadripodes ou l'exceptionnel duel entre les Skywalker père et fils.
L'Episode VI, le plus faible de la première saga, est cependant réussi et garde le souffle épique du précédent avec par exemple la scène dans la salle du trône ou la bataille spatiale (la seule d'ailleurs de l'ensemble de la saga, assez étrange pour une trilogie comme celle de la Guerre des Etoiles) mais on commence à détecter les dérives de Lucas : Ewoks et produits dérivés sont de la partie et gachent un peu le plaisir, il faut bien l'avouer.
Comme tout le monde l'annonce de la sortie d'une deuxième trilogie a été une grande nouvelle.

Oui mais voilà... C'est du Star Wars sans être vraiment du Star Wars. Cette nouvelle trilogie s'adresse essentiellement aux fans de la première trilogie qui souhaient en apprendre plus sur la guerre des clones mais elle ne possède pas toute la puissance narrative des épisodes IV, V et VI. Trop d'effets spéciaux, trop de jedi... On a l'impression que Lucas a banalisé tout ce qui a fait la force de la première trilogie : par exemple les Jedi perdent de leur mystère et semblent invulnérables ce qui casse l'intrigue (pourquoi s'inquiéter, ce sont des jedi).
L'Episode I est certainement le plus faible de la saga. Dans la ligne droite de l'Episode VI, Lucas nous refait le coup des Ewoks avec les habitants amphibies de Naboo : humour raz les paquerettes à gogo! Heureusement il y a le superbe duel de fin de film pour rattraper tout cela (quelle chorégraphie!) ainsi qu'un excellent casting concernant les rôles principaux.
L'Episode II se veut beaucoup plus sombre et de fait est plus réussi (si l'on oublie les scènes de romance entre Padme et Anakyn, tout droit sorties de la Petite Maison dans la Prairie). Le récit commence enfin à démarrer alors que l'Episode I se contentait de placer le décor.
L'Episode III est en tout point le digne successeur de l'Episode II. L'un de ses intérêts étant de caler le récit par rapport à l'ancienne trilogie (qui est la suivante chronologiquement). Il y a quelques points ridicules (l'atterrissage du destroyer séparatiste par exemple) mais dans l'ensemble c'est un bon film.
Si je ne devais garder qu'une seule scène de chaque film...
La fuite de l'Etoile Noire dans l'Episode IV.
L'assaut des quadripodes impériaux dans l'Episode V.
Le duel verbal entre Skywalker et l'Empereur dans la salle du trône.
Le duel entre les Jedi et l'apprenti Sith dans l'Episode I.
La bataille entre Séparatistes et Clones sur Geonosis dans l'Episode II.
La trahison des Jedi par les clones dans l'Episode III.
Je pense que, ludiquement, tout mon intérêt pour les batailles à grande échelle (échelle Epic en particulier) vient de l'assaut de Hoth par les forces impériales. Ces énormes quadripodes, dominant une infanterie minuscule, ont vraiment été une vision exceptionnelle pour l'enfant que j'étais à l'époque. et il est évident que cela a m'a fortement poussé à m'intéresser à ces titans surplombant des socles de troupiers de 6mm de haut. :)
17 avril 2009
Cinéma - Galaxy Quest
Attention, avis aux fans de Star Trek ce film est pour vous!

Galaxy Quest met en scène un groupe d'acteurs d'une vieille série de SF à succès (tout le monde reconnaîtra Star Trek même si ici il s'agit de Galaxy Quest) dont la carrière se résume désormais à écumer les conventions et les supermarchés pour vivre.
Oui mais voilà qu'un beau jour des extraterrestres débarquent pour leur demander de l'aide, convaincus que la série est en fait un documentaire historique...
Au-delà du scénario complètement débile, ce sont les références à Star Trek qui sont à mourir de rire.
L'équipage par exemple est composé de son capitaine égocentrique, de l'alien très très sage ou encore de la bimbo préposée aux communications. On retrouve les conventions où les fans se déguisent et deviennent complètement fous furieux quand on leur diffuse le fameux épisode 57 que tout le monde connaît, etc.
Tout est passé au crible et si l'on évite pas l'incontournable happy end à l'américaine on passe vraiment un très bon moment à regarder la bande d'acteurs essayer de vivre le rôle qu'ils ont tenu pendant des années dans la série.
A ne pas louper! :)
04 avril 2009
Cinéma - OSS 117, le Caire Nid d'Espions
Avec la sortie prochaine d'un nouvel OSS 117, je n'ai pas résisté à l'envie de voir le Caire Nid d'Espions. Je ne suis pourtant pas un fan de Jean Dujardin mais là il faut avouer que c'est du grand art.

Du grand art car tout le film est un hommage extrêmement réussi aux premiers James Bond. Tout y est : les effets spéciaux de l'époque (le film qui défile derrière les acteurs en voiture, le grain de l'image, etc.), les excellentes mimiques de Jean Dujardin (on croirait voir Sean Connery) et toute l'ambiance des années 60. Tout est pensé pour faire référence aux vieux films de 007 et c'est excellent.
Question humour on a droit à toute la palette : du pas très rafiné au plus subtil. Et si certains gags tombent à plat on le pardonne car tout le reste est vraiment réussi. Jean Dujardin joue très juste et le reste des acteurs est parfaitement à la hauteur.
Une très bonne surprise que je recommande.
La question est maintenant de savoir si la recette sera toujours aussi réussie pour le nouvel opus d'OSS 117, Rio ne répond plus. J'ai des doutes mais j'espère être à nouveau surpris...
Côté jeu, je pense qu'un bon Chain of Reactions est parfaitement adapté et pour les figurines il y a la très belle gamme Copplestone Kiss Kiss Bang Bang. Seul problème... Comment représenter la bêtise de Hubert Bonisseur de la Bath? ^^

22 mars 2009
Cinéma - Gran Torino
Clint Eastwood fait partie de ces très rares acteurs qui s'améliorent avec le temps et qui savent ne pas se cantonner uniquement là où ils ont eu du succès. Après avoir été l'incarnation ultime du western spaghettis et du flic bourrin, il est passé de l'autre côté de la caméra pour nous proposer des films très intelligents. Alors quand j'ai appris la sortie de Gran Torino, je n'ai pas hésité longtemps et je suis allé le voir.

L'affiche fait un peu peur quand même. Quoi? Le vieux se remet au film d'action? Ouch! Heureusement il n'en est rien (ou presque), Gran Torino nous raconte l'histoire d'un vétéran de la guerre de Corée, un vieux con raciste qui, après la mort de sa femme, doit apprendre à vivre dans un quartier peuplé d'immigrés asiatiques (l'équivalent des Harkis pour la guerre du Viet-Nam).
Comme d'habitude avec Eastwood, le film est bien : on est souvent touché et on rit beaucoup aussi. Mais ce n'est pas pour autant son meilleur film, le scénario est convenu et assez prévisible, Eastwood lui-même surjoue un peu.
Si Gran Torino est agréable à voir, il n'a pas la légèreté d'un "Sur le chemin de Madison" ni le punch d'un "Million dollar baby".
08 mars 2009
Cinéma - Les Indestructibles
Attention coup de coeur!

Après-guerre, les super-héros interviennent quotidiennement pour protéger les citoyens! Oui mais voilà, un jour il leur est demandé de se faire plus discret, leur sera-t-il possible d'avoir une vie normale?
Bon, passons outre le fait que Les Indestructibles est un film Disney (Pixar en fait mais sous production Disney), que le scénario est convenu et qu'il nous sert une belle morale sur l'importance de la famille... Les Indestructibles c'est aussi et surtout une ambiance extraordinaire avec une représentation caricaturale des protagonistes (à couper au couteau), des super-héros divers et variés, de l'humour, un génie du mal et son éternelle base secrète protégée par une armée privée et une musique parfaitement adaptée à l'ensemble (du travail d'orfèvre à ce niveau là).
Vraiment ce Pixar là est LE Pixar.
